Quelle quantité de travail peut-on considérer comme raisonnable pour un APM (Assistant Project Manager) dans le domaine de la construction résidentielle collective ?
J'ai l'impression qu'on demande toujours plus avec des plannings de plus en plus serrés sur les chantiers neufs. Entre le suivi des levées de réserves, la gestion des sous-traitants et les imprévus sur le gros œuvre, où se situe la limite pour ne pas finir complètement rincé à la fin de la semaine ? Je cherche des retours d'expérience concrets sur vos charges réelles.
Tu parles de combien de chantiers en parallèle exactement ? Et est-ce que les chiffres que tu mentionnes incluent la partie administrative avec les TMA et les visas de plans, ou c'est purement du suivi opérationnel terrain ?
Je suis sur 3 opérations en même temps, soit environ 120 logements au total. Le volume dont je parle englobe le tout : la gestion des TMA, le visa des plans d'exécution et les descentes sur le terrain pour les levées de réserves. C'est surtout le cumul administratif en fin de journée qui s'accumule et déborde sur les horaires persos.
Tu mentionnes 120 logements répartis sur 3 opérations, mais quel est le ratio exact entre les heures dédiées au terrain et celles passées sur la partie administrative ? Avoir ce détail permettrait de mieux analyser où le goulet d'étranglement se forme réellement dans ton planning.
En gros c'est du 60/40, environ 60% de bureau pour la paperasse, les visas et les TMA, et le reste sur le terrain. Le souci c'est que les visites de chantier coupent la journée, donc le boulot de gestion s'accumule le soir venu.
Ce découpage 60/40 avec les visites qui hachent la journée, ça me rappelle tellement la gestion de projets créatifs où tu passes ton temps à alterner entre la technique pure et la prod. Forcément, quand tu reviens de chantier, ton cerveau est déjà rincé et tu dois te farcir la partie administrative dans le rush. À mon sens, le vrai piège est là : cette porosité constante entre les heures de bureau et la vie perso parce que les créneaux de concentration sont sans arrêt interrompus.
Exactement, cette alternance constante casse complètement le rythme et empêche d'entrer dans un état de deep work 🧠. En ergonomie, on appelle ça la charge cognitive liée aux changements de contexte fréquents. Quand on est forcé de basculer sans cesse entre des problématiques terrain concrètes et de la saisie administrative, l'épuisement mental arrive beaucoup plus vite, même à volume horaire égal 📉. Mieux structurer des blocs de temps dédiés uniquement au bureau, sans aucune interruption de chantier, pourrait vraiment aider à stopper l'hémorragie le soir ⏱️.
Complètement d'accord avec cette idée de bloquer des plages horaires dédiées, même si c'est ultra compliqué à tenir en pratique quand le téléphone sonne toutes les dix minutes pour une urgence sur le gros œuvre. Le vrai sujet c'est d'arriver à imposer ces sanctuaires de temps aux conducteurs de travaux ou aux sous-traitants sans passer pour le relou de service.